Astuces malins pour réduire sa consommation cet hiver

par Alexandra

En cette période de confinement, il reste parfois difficile de garder ses bons réflexes et de mesurer ses dépenses d’énergie. Si le télétravail n’influe en réalité que très peu sur la facture d’électricité puisque les ordinateurs, tablettes et smartphones consomment peu, le fait de passer davantage de temps à la maison a tendance à faire grimper la note. En effet, si un frigo bien rempli est moins énergivore qu’un frigo vide, les appareils de cuisson, notamment le four et les plaques électriques représentent respectivement 1000 kWh et entre 500 et 1000 kWh de consommation énergétique annuelle, ce qui est loin d’être négligeable !

Aussi, comme les températures ne cessent de baisser, les besoins en énergie sont de plus en plus palpables. Néanmoins, contrairement aux idées reçues, il est inutile de se priver du confort d’un intérieur douillet pour maîtriser sa consommation. Il suffit parfois de quelques petits gestes. Voici quelques astuces.

Vérifier l’isolation de son habitation

Selon une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) les déperditions de chaleur les plus importantes, surtout dans les logements anciens, proviennent à 20-25 % des murs, à 25-30 % de la toiture et à 10-15 % des fenêtres. En effet, il faut savoir qu’avant 1974, il n’existait pas de normes thermiques à respecter. De ce fait, avant d’entreprendre toute action qui n’aurait comme conséquences que des économies de bout de chandelle, il est nécessaire de s’assurer de la bonne isolation de son bien. Pour ce faire, un audit énergétique, plus communément appelé un diagnostic de performance énergétique (DPE) permet d’estimer la consommation d’un logement tout en décelant les éventuels soucis d’isolation thermique. Si des travaux d’isolation représentent un coût, ils sont en réalité vite amortis par les économies sur la facture d’électricité. Qui plus est, il existe de nombreux dispositifs de l’État qui accompagnent les particuliers dans la rénovation énergétique de leur bien. Il est possible de citer notamment MaPrimeRénov, le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE), l’aide de l’Agence nationale de l’habitat (Anah), le dispositif « Coup de pouce économies d’énergie », etc.

Chauffer intelligemment

Dans les logements fonctionnant à l’électricité, le chauffage représente environ un tiers des dépenses totales d’énergie. Or, malgré cela, la plupart des personnes ont tendance à surchauffer leur intérieur. Qu’il s’agisse d’une mauvaise habitude empruntée aux commerces, aux transports et aux bureaux où la température ambiante peut dépasser les 20 °C ou simplement par une volonté de vouloir gambader dans son appartement en t-shirt même l’hiver, une chose est certaine, les radiateurs fonctionnent rarement à une température optimale.

En effet l’ADEME préconise de chauffer les pièces à vivre à 19 °C et les chambres à coucher à 16 °C et pour cause, trop chauffer nuit à la qualité du sommeil, peut assécher les voies respiratoires et provoquer des maux de tête. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il peut être nécessaire de placer un humidificateur pour assainir l’air d’une pièce. Outre les effets sur la santé, un chauffage trop important impacte la facture d’électricité. Néanmoins, quelques bonnes habitudes peuvent pallier une dépense d’énergie trop conséquente. Tout d’abord, il faut penser à aérer son habitat 5 à 10 minutes par jour puisqu’un air sain met moins de temps à se réchauffer. Toutefois il faut veiller à couper son radiateur en amont, inutile de chauffer la rue. Ensuite, lorsque vous vous absentez, il suffit de baisser le chauffage d’un petit degré pour diminuer de 5 à 7 % sa consommation. Surtout, il faut éviter au maximum de couper les radiateurs sinon, une fois allumés, ils auront tendance à surconsommer. Enfin, face à l’avènement de la domotique, il serait dommage de se priver. Opter pour un radiateur intelligent ou pilotable par le biais d’un smartphone présente la garantie d’une consommation raisonnée et épargne bien de tracas !

Ménager son chauffe-eau

Représentant environ 15 % des dépenses énergétiques d’un foyer, la consommation d’eau chaude mérite aussi une attention particulière. Et cela passe en premier lieu par le chauffe-eau qui pour être le plus performant possible doit être bien réglé. La température idéale de l’eau contenue dans le ballon doit se situer entre 50 et 55 °C. Au-delà, non seulement cela peut entraîner des risques de blessures, mais en plus cela oblige à utiliser davantage d’eau froide pour compenser. Néanmoins, il ne faut pas pour autant trop abaisser la température sous peine de laisser les bactéries proliférer et le tartre s’installer. À ce sujet, le tartre est aussi responsable d’une surconsommation d’eau. En moyenne, 1 mm de tartre augmente la dépense d’énergie de 8 % et 10 mm jusqu’à 50 % d’où la nécessité de faire vérifier régulièrement son équipement surtout si vous résidez dans une zone où l’eau est particulièrement dure.

Maîtriser sa consommation d’eau

Si privilégier la douche au bain, fermer le robinet lorsqu’on fait la vaisselle ou qu’on se brosse les dents sont déjà d’excellentes initiatives pour maîtriser sa consommation d’eau, il existe en réalité un tas d’autres astuces rapides et faciles à mettre en œuvre. Tout d’abord, lorsqu’il s’agit du lave-vaisselle ou du lave-linge, il faut toujours veiller à les lancer lorsqu’ils sont pleins. Ceci afin d’en limiter au maximum l’utilisation. De plus, la plupart des modèles récents disposent d’un mode « eco » qui lave tout aussi bien, mais qui optimise la quantité d’eau utilisée. Concernant les WC, il faut savoir qu’ils représentent près d’un tiers de la consommation totale de l’eau dans la maison. Ainsi, il vaut mieux opter pour un modèle dit « à faible débit d’eau » qui utilise en moyenne 4,5 litres d’eau contre 6 pour des toilettes traditionnelles. Quant à la douche que l’on apprécie particulièrement chaude l’hiver, mieux vaut investir dans une douchette écologique qui régule le débit d’eau tout en procurant un confort satisfaisant. Aussi, les robinets avec un mitigeur sont un moyen très efficace de gagner du temps et de l’argent. Ils permettent de réduire la consommation d’eau tout en vous épargnant d’attendre qu’elle soit à une température raisonnable.

Opter pour une multiprise

Les appareils électriques en veille et même éteints ont eux aussi leur rôle à jouer quant à la consommation d’énergie. Un ordinateur de bureau, une imprimante, une box wifi, une télévision induisent une dépense cachée puisque la logique voudrait qu’une fois hors tension ils ne consomment plus rien. Il en est de même pour les chargeurs qui, même lorsqu’ils n’assurent pas leurs fonctions, utilisent en moyenne 2 kWh par an. Or, l’hiver, comme le rythme est davantage casanier, les appareils électroniques sont davantage sollicités. Mis bout à bout, ces petites dépenses sont responsables de plus de 10 % de l’utilisation d’énergie d’un foyer et nécessitent même à eux seuls toute l’énergie d’une centrale nucléaire. Pourtant, il suffit d’installer une ou plusieurs multiprises dans son intérieur pour contrôler au mieux sa consommation. Ainsi, lorsque vous quittez votre domicile ou allez vous coucher, il suffit d’éteindre l’interrupteur pour limiter les dépenses d’énergie. Il existe aussi des prises programmables (entre 10 et 25 €) qui permettent de définir une plage horaire de marche et d’arrêt, pratique pour réfréner sa consommation d’écran tout en faisant du bien à la planète mais aussi à son portefeuille.

 

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